Guide sur le salaire d’un coiffeur en France en 2025 : facteurs d’influence, grille de salaire de la convention collective de coiffure IDCC n°2596, comment augmenter la rémunération du coiffeur ?
Le métier de coiffeur est un choix de carrière attrayant pour de nombreuses personnes, passionnées par la création de nouvelles coiffures et le conseil en image. Cependant, la rémunération est un aspect essentiel à prendre en compte lors de l’orientation professionnelle. Quel est donc le salaire d’un coiffeur en 2025 ? Quels sont les facteurs qui influencent cette rémunération ? Dans ce guide, nous allons proposer une analyse détaillée de la grille salariale des coiffeurs en France, en nous basant sur la convention collective de la coiffure (IDCC n°2596), explorer les possibilités d’évolution de salaire et fournir des comparatifs avec d’autres métiers de l’esthétique et de la beauté.

Combien gagne un coiffeur ? Quels sont les facteurs influençant sa rémunération ? (coiffeur en salon, barbier, apprenti coiffeur, coiffeur indépendant…)
La rémunération d’un coiffeur est influencée par une multitude de facteurs, qui agissent de manière interdépendante pour façonner la grille salariale de ce métier. Une analyse approfondie de ces déterminants permet de mieux comprendre les écarts de rémunération observés au sein de la profession.
L’expérience et les qualifications : un duo gagnant
L’expérience professionnelle constitue un levier essentiel pour l’évolution salariale d’un coiffeur. Au fil des années, l’acquisition de savoir-faire, la maîtrise de techniques plus complexes et le développement d’une clientèle fidèle permettent de justifier une rémunération plus élevée.
Parallèlement, les qualifications ont un rôle déterminant à jouer. Les diplômes et certifications obtenus (CAP, brevet professionnel coiffure, certifications en coiffure coupe couleur pour homme (barbier), colorimétrie et autres…) attestent d’un niveau de compétence reconnu et ouvrent la porte à des postes à plus haute responsabilité. Un coiffeur spécialisé dans une technique particulière, comme la coiffure afro ou les extensions de cheveux, peut par ailleurs prétendre à des tarifs plus élevés.
Le contexte géographique : un facteur d’ajustement pour coiffeur ou coiffeuse
La localisation géographique d’un salon de coiffure exerce une influence non négligeable sur le salaire. Les grandes villes et les zones à forte densité de population offrent généralement des rémunérations plus attractives. En effet, la demande en services de coiffure y est plus élevée, ce qui permet aux coiffeurs de pratiquer des tarifs plus importants. À l’inverse, dans les zones rurales ou les villes de petite taille, la concurrence est moins forte et les salaires peuvent être légèrement inférieurs.
Le type de salon de coiffure et la clientèle : des éléments différenciants
Le type de salon dans lequel exerce le coiffeur a un impact direct sur sa rémunération. Les salons haut de gamme et les boutiques spécialisées proposent des prestations plus personnalisées et des tarifs plus élevés, ce qui se répercute sur les salaires des coiffeurs. Les salons de quartier et les franchises ont quant à eux des grilles salariales plus standardisées.
La clientèle du salon est également un facteur à prendre en compte. Un coiffeur travaillant auprès d’une clientèle exigeante et disposée à payer pour des services de qualité supérieure pourra bénéficier de rémunérations plus élevées.
Le mode de rémunération : salaire fixe, commission ou mixte
Le mode de rémunération pour les métiers de la coiffure représente un autre élément déterminant. Certains coiffeurs perçoivent un salaire fixe, complété éventuellement par des primes. D’autres travaillent à la commission, leur rémunération étant directement liée au chiffre d’affaires qu’ils réalisent. Enfin, de nombreux coiffeurs bénéficient d’un mélange des deux : un salaire fixe assorti d’une commission sur les prestations réalisées.
Salaire minimum et salaire de base des coiffeurs selon la convention collective nationale de la coiffure (IDCC n° 2596) en 2025

La convention collective nationale de la coiffure (IDCC n° 2596) constitue le cadre légal de référence pour déterminer les salaires minima des professionnels de la coiffure en France. En 2025, cette convention définit une grille salariale détaillée, qui prend en compte différents critères tels que le niveau de qualification et de l’ancienneté.
Les salaires : La grille de salaire (grille salariale), un barème indicatif
La grille salariale de la coiffure est divisée en plusieurs niveaux et échelons, chacun correspondant à un ensemble de compétences et de responsabilités spécifiques. Le salaire minimal associé à chaque niveau et échelon sert de référence pour la négociation individuelle ou collective des salaires ; on parle aussi de salaires minima conventionnels des salariés. Il est important de noter que ce barème constitue un minimum légal (généralement équivalent au SMIC), et que de nombreux coiffeurs peuvent percevoir des rémunérations supérieures en fonction de leur expérience, de leur spécialisation ou de la performance de leur salon.
| Niveau | Échelon | Classification | Salaire minimal (151,67 heures) |
| 1 | 1 | Coiffeur(se) débutant(e) | 1 794 € |
| 2 | Coiffeur(se) | 1 794 € | |
| 3 | Coiffeur(se) confirmé(e) | 1 804 € | |
| 2 | 1 | Coiffeur(se) qualifié(e) ou technicien(ne) | 1 827 € |
| 1 | Technicien(ne) | 1 843 € | |
| 2 | Coiffeur(se) hautement qualifié(e) | 1 900 € | |
| 3 | Assistant(e) manager | 2 009 € | |
| 3 | 1 | Manager | 2 134 € |
| 2 | Manager confirmé(e) ou animateur(trice) de réseau | 2 564 € | |
| 2 | Animateur(trice) de réseau | 3 052 € | |
| 3 | Manager hautement qualifié(e) | 3 197 € | |
| 3 | Animateur(trice) de réseau confirmé(e) | 3 291 € |
Les salaires : Les différents niveaux de qualification, une progression de compétences
La convention collective de la coiffure définit une grille de classification précise, permettant de hiérarchiser les différents profils de coiffeurs en fonction de leurs compétences et de leurs responsabilités. Cette classification se décline en plusieurs niveaux et échelons, chacun correspondant à un ensemble de tâches et de savoir-faire spécifiques.
La progression d’un niveau à l’autre se fait généralement de manière graduelle, en fonction de l’acquisition de nouvelles compétences et de l’expérience professionnelle. Les coiffeurs débutants intègrent la grille au niveau 1, puis évoluent vers des niveaux supérieurs en acquérant une maîtrise accrue des techniques de coiffure et en assumant des responsabilités croissantes.
Niveau 1 : Les fondamentaux de la coiffure
Le niveau 1 regroupe les coiffeurs débutants et confirmés, qui maîtrisent les techniques de base de la coiffure. Ils sont capables de réaliser des prestations simples telles que le shampoing, le séchage et des coupes classiques.
- Échelon 1 : Coiffeur débutant : Les coiffeurs débutants sont en phase d’apprentissage et travaillent sous la supervision d’un coiffeur plus expérimenté. Ils acquièrent les gestes techniques fondamentaux de la coiffure.
- Échelon 2 : Coiffeur : Les coiffeurs de cet échelon ont acquis une première expérience et sont capables de réaliser des coupes simples de manière autonome. Il peut s’agir d’un apprenti coiffeur ayant récemment obtenu un CAP coiffure et qui commence dans un salon de coiffure – coiffeur salarié.
- Échelon 3 : Coiffeur confirmé : Les coiffeurs confirmés maîtrisent un éventail plus large de techniques et peuvent réaliser des prestations plus complexes, comme des colorations simples. Généralement, être coiffeur dans cette catégorie nécessite d’avoir un brevet professionnel comme le BP coiffure.
Niveau 2 : La maîtrise des techniques avancées
Le niveau 2 regroupe les coiffeurs qualifiés et hautement qualifiés, qui possèdent une maîtrise approfondie des techniques de coiffure. Ils sont capables de réaliser des prestations techniques et de conseiller la clientèle de manière personnalisée.
- Échelon 1 : Coiffeur qualifié : Description : Les coiffeurs qualifiés maîtrisent une large gamme de coupes et de coiffures, ainsi que les techniques de coloration et de permanente.
- Échelon 1 : Technicien : Les techniciens sont spécialisés dans des techniques particulières, comme les extensions de cheveux ou les traitements capillaires spécifiques.
- Échelon 2 : Coiffeur hautement qualifié : Les coiffeurs hautement qualifiés sont des experts en coiffure, capables de réaliser des prestations complexes et de conseiller les clients sur les tendances capillaires.
- Échelon 2 : Technicien qualifié : Les techniciens qualifiés possèdent une expertise pointue dans leur domaine de spécialisation et peuvent former d’autres coiffeurs.
- Échelon 3 : Coiffeur très hautement qualifié : Les coiffeurs très hautement qualifiés ont atteint un niveau d’expertise exceptionnel et peuvent être sollicités pour des prestations haut de gamme.
- Échelon 3 : Assistant manager : Les assistants managers combinent des compétences techniques élevées avec des aptitudes managériales, en assistant le manager dans ses tâches.
- Échelon 3 : Technicien hautement qualifié : Les techniciens hautement qualifiés sont des référents techniques au sein du salon.
Niveau 3 : Le management et l’animation
Le niveau 3 regroupe les managers et les animateurs de réseau, qui assument des responsabilités managériales en plus de leurs compétences techniques. Ils sont en charge de la gestion d’équipe, du développement commercial et de la satisfaction client.
- Échelon 1 : Manager : Les managers sont responsables de la gestion d’un salon de coiffure au quotidien, de la planification des rendez-vous et de la supervision des équipes.
- Échelon 2 : Manager confirmé ou animateur de réseau : Les managers confirmés et les animateurs de réseau sont chargés de la coordination de plusieurs salons ou de la mise en œuvre de projets spécifiques.
- Échelon 3 : Manager hautement qualifié ou animateur de réseau confirmé : Ces professionnels occupent des postes à haute responsabilité et sont impliqués dans la stratégie globale de l’entreprise.
Les salaires : Les avantages et les primes (prime d’ancienneté) ou comment augmenter sa rémunération
En plus du salaire de base, la convention collective prévoit différents avantages et primes destinés à récompenser l’ancienneté, la performance et l’engagement des salariés. Parmi ces avantages, on peut citer :
- La prime d’ancienneté : Versée en fonction du nombre d’années d’ancienneté dans l’entreprise, cette prime valorise la fidélité des salariés.
- Les primes de résultats : Ces primes peuvent être attribuées en fonction des objectifs individuels ou collectifs atteints.
- Les avantages en nature : Certains employeurs proposent des avantages en nature tels que des chèques-vacances, une mutuelle d’entreprise ou des réductions sur les produits de la marque.
Par exemple, la prime d’ancienneté est attribuée en fonction du nombre d’années de service dans une entreprise :
- À partir de 5 ans : 36 €
- À partir de 7 ans : 49 €
- À partir de 9 ans : 64 €
- À partir de 12 ans : 82 €
- À partir de 15 ans : 99 €
- À partir de 20 ans : 117 €
Ces primes récompensent la fidélité et l’engagement des employés, contribuant à une meilleure rémunération globale.
D’autres avantages peuvent inclure des mutuelles, des tickets restaurant, des réductions sur les produits capillaires, et parfois même des formations continues payées par l’employeur. Ces avantages contribuent à améliorer la qualité de vie des coiffeurs et à les fidéliser au sein de l’entreprise.
Salaire d’une coiffeuse ou d’un coiffeur : Comparaison avec d’autres métiers de l’esthétique et de la beauté
Il est pertinent de comparer le salaire des coiffeurs avec d’autres métiers de l’esthétique et de la beauté pour évaluer la compétitivité de ce secteur. En général, les coiffeurs perçoivent des salaires similaires à ceux des esthéticiennes, mais inférieurs à ceux des professionnels spécialisés comme les cosmétologues ou les stylistes ongulaires. Un coiffeur ou une coiffeuse spécialisée, exerçant le métier de barbier ou de coloriste par exemple, dispose d’une spécialisation, ce qui lui permet d’être rémunéré à un coefficient plus élevé que le coiffeur. A un poste de manager, cela va de soi que le coefficient est encore plus élevé avec en moyenne 2000 euros brut par mois.
Salaires dans l’esthétique-cosmétique
Les salaires dans la branche esthétique-cosmétique de la coiffure varient en fonction des coefficients attribués aux différents postes :
| Coefficient | Correspondance | Salaire minimal (151,67 heures de travail) |
| 105 | Correspond aux salariés débutants dans l’esthétique-cosmétique, souvent avec une qualification de base. | 1 785 € |
| 115 | Attribué aux esthéticiennes ayant un peu plus d’expérience ou une spécialisation initiale. | 1 794 € |
| 125 | Représente les esthéticiennes avec quelques années d’expérience et des compétences plus développées. | 1 804 € |
| 135 | Attribué aux professionnels ayant une solide expérience et des compétences spécifiques reconnues. | 1 813 € |
| 145 | Concerne les esthéticiennes hautement qualifiées avec plusieurs années d’expérience. | 1 829 € |
| 155 | Représente les professionnels très qualifiés et souvent responsables d’équipe ou ayant des responsabilités supplémentaires. | 1 900 € |
| 165 | Attribué aux esthéticiennes très hautement qualifiées avec des compétences spécialisées et souvent des responsabilités managériales. | 2 009 € |
Comment un coiffeur peut-il augmenter son salaire ? (formation continue BP coiffure, spécialisation du métier de coiffeur, entrepreneuriat…)
De nombreux coiffeurs aspirent à augmenter leurs revenus. Si la convention collective fixe un salaire minimum, il existe de multiples leviers pour aller au-delà et optimiser sa rémunération. Formation continue, spécialisation et entrepreneuriat sont autant de pistes à explorer pour développer sa carrière et améliorer ses perspectives financières.
La formation continue : un investissement rentable
La formation continue représente un investissement clé pour un coiffeur souhaitant évoluer dans sa carrière. En acquérant de nouvelles compétences et en se tenant informé des dernières tendances, il augmente sa valeur ajoutée et sa polyvalence. Les formations peuvent porter sur des techniques spécifiques (coloration, coupe, coiffure événementielle), sur la gestion d’un salon ou encore sur les aspects commerciaux du métier.
Les avantages de la formation continue :
- Élargissement des compétences : Permet de maîtriser un plus grand nombre de techniques et de services.
- Augmentation de la polyvalence : Facilite l’adaptation aux demandes de la clientèle et aux évolutions du marché.
- Amélioration de la productivité : Grâce à une meilleure maîtrise des techniques, le coiffeur peut gagner en efficacité.
- Accroissement de la confiance en soi : Une formation réussie renforce l’estime de soi et la motivation.
La spécialisation : un atout différenciant
La spécialisation dans un domaine particulier de la coiffure peut être un moyen efficace d’augmenter ses revenus. En devenant un expert dans un domaine spécifique (coiffure afro, coiffure de mariée, etc.), le coiffeur se démarque de la concurrence et peut pratiquer des tarifs plus élevés.
Les domaines de spécialisation les plus demandés :
- La coiffure événementielle : Mariages, soirées, défilés…
- La coiffure afro : Techniques spécifiques adaptées aux cheveux crépus et bouclés.
- Les extensions de cheveux : Pose et entretien de différentes techniques d’extensions.
- Les traitements capillaires : Soins personnalisés pour cheveux abîmés ou fragilisés.
L’entrepreneuriat : saisir sa chance
Créer son propre salon de coiffure offre une plus grande autonomie et la possibilité de fixer ses propres tarifs. Cependant, cela nécessite une bonne préparation et une gestion rigoureuse, mais surtout de nouvelles compétences : gestion des stocks, poste de management, etc.
Les clés de la réussite en tant qu’entrepreneur :
- Élaborer un business plan solide : Étudier la faisabilité du projet, définir les objectifs et les moyens pour les atteindre.
- Trouver un local adapté : Choisir un emplacement stratégique et aménager le salon de manière fonctionnelle.
- Se faire connaître : Mettre en place une stratégie de communication efficace (réseaux sociaux, publicité locale, etc.).
- Fidéliser sa clientèle : Offrir des prestations de qualité et un service personnalisé.
Diversifier ses services : une source de revenus complémentaires
Pour augmenter ses revenus, les coiffeurs peuvent également envisager de diversifier leurs services. Proposer des prestations complémentaires comme des soins esthétiques (manucure, maquillage), des conseils en image ou des ventes de produits capillaires permet d’attirer une clientèle plus large et de générer des revenus supplémentaires.
FAQ – Foire aux questions
Quel est le salaire moyen d’un coiffeur en 2024 ?
Le salaire moyen d’un coiffeur varie entre 1 554,42 € et 2 921 €, selon le niveau de qualification et d’expérience.
Quels sont les facteurs qui influencent le salaire d’un coiffeur ?
Les principaux facteurs incluent l’expérience, la localisation géographique, le type de salon et la taille de l’entreprise.
Comment un coiffeur peut-il augmenter son salaire ?
Un coiffeur peut augmenter son salaire en suivant des formations, en se spécialisant dans des techniques de coupe ou de coloration avancées, et en ouvrant son propre salon.
Quelles sont les primes possibles pour un coiffeur ?
Les coiffeurs peuvent recevoir des primes d’ancienneté, des primes de performance et d’autres avantages comme des mutuelles et des tickets restaurant.
Le salaire d’un coiffeur est-il le même partout en France ?
Non, le salaire d’un coiffeur peut varier en fonction de la localisation géographique, avec des salaires généralement plus élevés dans les grandes villes.
Résumé
Le salaire d’un coiffeur est influencé par divers facteurs, notamment son expérience, sa spécialisation, la localisation géographique du salon et le type de clientèle. La convention collective de la coiffure (IDCC n°2596) offre un cadre légal précis, définissant des salaires minimaux selon divers niveaux de qualification et d’ancienneté ; comme pour tous les métiers artisanaux avec leur propre convention. Les professionnels de la coiffure peuvent améliorer leur rémunération grâce à la formation continue, la spécialisation dans des domaines spécifiques, et l’entrepreneuriat. La formation continue permet d’acquérir de nouvelles compétences, augmentant ainsi la polyvalence et l’efficacité. La spécialisation, en devenant expert dans un domaine précis comme la coiffure événementielle ou les extensions, permet de se démarquer et de justifier des tarifs plus élevés. L’entrepreneuriat, bien que demandant une préparation rigoureuse, offre une plus grande autonomie et des possibilités de revenus accrus. Enfin, la diversification des services, en proposant des prestations complémentaires, constitue également un levier pour augmenter ses revenus.
